Découvrir Saudemont/Son Histoire/Histoire

Histoire

Notre région a été "colonisée" par l'homme, entre 40 000 et 30 000 ans avant notre ère. Des vestiges archéologiques témoignent de ce passé.

Voie de pénétration, à cette époque, reliant l'Escaut à l'Artois, la Vallée de la Sensée a facilité l'installation humaine. C'est dans les villages voisins qu'existe la plus grande concentration de dolmens, de menhirs, de polissoirs du Nord de la France. Ces mégalithes datent de 6 000 à 2 500 ans avant notre ère.

Les sites remarquables

On retrouve sur Saudemont des sites qui ne sont pas classés, mais qui sont à signaler en raison de l'intérêt qu'ils représentent pour notre patrimoine régional et notre identité.

Tableau des sites remarquables
Materiel
Lieu-dit
Datation
Des éclats de silex obtenus par débitage (pierre taillée)
Mont Robin
- 40 000 à -30 000 ans
Des morceaux de céramique friable à une profondeur de 40 à 50 cm
Mont Robin
Époque gauloise
Des fosses charbonneuses à une profondeur de 40 cm
La Crête aux Renards
Indéterminée
Les substructions d'une villa
Les Onze à Catelaine
Gallo-romain
Au croisement des rues

Album de Croÿ, vers 1600 Album de Croÿ, vers 1600 En se plaçant au lieu actuellement dit "le Moulin Brûlé", au delà des marais de la Sensée, on rencontre sur la gauche une voie arrivant d'Ecourt-Saint-Quentin. Leur réunion forme l'artère principale du village.

Ce dernier forme un ensemble bien groupé où l'on notera, à gauche, un manoir paraissant formé de deux corps de logis disposés perpendiculairement l'un par rapport à l'autre, bâtis de briques et couverts de tuiles, le plus à gauche montre un pignon à pas de moineaux.
 
L'église paroissiale, en pierre et couverte de tuiles, avec sa curieuse tour à la base carrée, et le clocher cylindrique. Saudemont a gardé ce beau clocher en grés mais le village a été en grande partie reconstruit.
 
A gauche de l'agglomération, l'Hirondelle serpente à travers le paysage.  Derrière l'église, Villers-lès-Cagnicourt, et un peu plus loin, Cagnicourt et sa tour carrée.

Les grands traits de l'histoire

Sohier, châtelain de Vermandois, donna la terre de Saudemont à son fils cadet, Sohier, lui aussi, vers 1060.

Saudemont était tenu du chapitre de St Amé à Douai en 1099 ; les manuscrits de l'abbaye de Marchiennes parlent de ce village dès 1115. Ce monastère y possédait des biens considérables, dont la propriété lui fut confirmée par un diplôme de Philippe d'Alsace, Comte de Flandre, du 26 mai 1176.

La construction de l'église remonte au XIIIème siècle. Avant la révolution, elle appartenait au diocèse de Cambrai.

État des biens communaux et des charges

En 1789, les États Généraux prennent le nom d' "Assemblée Nationale  Constituante", qui, désireuse de connaître l'état de la France, envoya à chaque commune le même questionnaire de 60 questions, d'après lequel, à l'époque, Saudemont faisait partie du District de Bapaume et du Canton d'Oisy-le-Verger. La population était de 542 habitants.

En voici un extrait :

Notre commune possède des marais en commun avec celle d'Ecourt-St-Quentin, marais dont nous ignorons la surface...

Un moulin à farine, en bon état, appartenant à M. le Comte d'Oisy "qui le veut banal, sans être ici devant seigneur du village" ...

Un pont neuf et très solide, une petite rivière qui sert à l'écoulement des eaux sauvages ...

Dix chemins, plus dispendieux qu'ailleurs, car très fréquentés par les voitures de plus de cinquante villages alentour, étant à l'embouchure du pavé pour la ville de Douai et des marais d'où les 50 villages tirent leurs chauffages et leurs cendres... 

À charge la reconstruction et réfection du presbytère, grange, étables et murailles de l'enclos ; gros du clerc et écolage des enfants du village, gages du garde de la commune et du greffier, entretien des deux ponts, d'une rivière et de quatre réservoirs d'eau en cas de feu, servant aussi d'abreuvoir, location d'une salle pour les réunions municipales, pensions des pauvres et des orphelins ...

Souvenir de 1926

Panneau de 1926Panneau de 1926Canton de Vitry, à 22 km d'Arras, 3 km d'Ecourt-Saint-Quentin et 5 km de Marquion.

En 1926, 375 habitants sont répartis comme suit : Conseils municipal, Curé, Instituteur, institutrice, et autres corps de métier :  Garde champêtre, Assureur, Boucher, Boulanger, Bourrelier, Brocanteur, Cafetiers, Charrons, Cultivateurs, Dépositaire de journaux, Epiciers, Grains et engrais, Maçon, Maréchaux, Menuisier, Merciers, Peintre