Découvrir Saudemont/Son Patrimoine/L'Église Saint Léger
L'Église Saint Léger
Église de SaudemontÉglise du 19ème siècle très ruinée, elle fut rebâtie à la fin du XIXème siècle. On y avait remis en place trois pierres tombales de l'ancienne église ; L'une est encastrée dans le mur Nord à l'extérieur, les deux autres étaient encastrées à l'intérieur, de chaque côté de l'arc triomphal. L'autre est une plaque de marbre arrondie au sommet. Au fronton une herse entre deux gerbes, celles-ci entre deux têtes de mort.
L'ancienne église, démolie en XIXème siècle, avait des lambris peints. Elle a trois nefs, dit le dictionnaire historique du Pas-de-Calais, celle du milieu est voûtée en planches. On y remarque la Sainte Trinité, les quatre Evangélistes, le Prince des Apôtres et Saint Jean-Baptiste ; cette peinture est bien conservée. Les nefs latérales sont également voûtées et peintes. On y a représenté les scènes du martyre de Saint Léger.
Les grands traits historiques
Dates | Évènements |
|---|---|
1846 | En septembre, le choléra qui sévissait aux alentours atteint plus du tiers des 800 habitants de Saudemont. 33 personnes, hommes, femmes et enfants sont décédés en six semaines. |
1868 | Monsieur Pierre-François Saudemont propose l'achat d'un vitrail pour le choeur de l'église et la somme correspondante ; le vitrail représente Saint Léger |
1872 | L'église ne suffisant point pour le nombre de paroissiens, Monsieur Chatelain, curé, propose au "Conseil de fabrique" l'érection d'une tribune divisée en trois parties : l'une (côté Ste Vierge), pour les enfants de l'école des filles ; l'autre (côté St Nicolas), pour les enfants de l'école des garçons ; enfin, une troisième plus élevée pour les paroissiens contenant 35 places. Le "Conseil de fabrique" accueillit cette proposition de Monsieur le Curé et, pour Pâques 1872, une magnifique tribune était érigée dans l'église. La galerie et le lambrequin qui la décorent sortent des ateliers de Mr Grassin-Baledens, du Faubourg Saint Sauveur à Arras. |
1879 | Le 3 juin, les premiers coups sont donnés à l'ancienne église. Bientôt, elle n'est plus qu'une ruine. Du 3 juin au 25 novembre, l'office divin et toutes les autres cérémonies du clute on été célébrés dans une grange de Mr Amédée Lelong, qui avait bien voulu l'approprier pour la circonstance. Le 24 novembre de cette même année, entrée dans la nouvelle église. Sa coïncidence avec la fête de l'Adoration perpétuelle rendit la fête plus solennelle. Malgré le froid très intense, bon nombre de fidèles se donnèrent rendez vous dans la nouvelle église. |
1880 | Le 15 août, inauguration d'un magnifique maître-autel, oeuvre de Mr Lefebvre, sculpteur à Beuvry. |
1881 | Le 8 janvier, inauguration des deux autels latéraux, également oeuvre de Mr Lefebvre. Au commencement de juin, Mr Lefebvre pose la magnifique chaire de l'église, ainsi que les stalles et les boiseries du choeur, don de généreux paroissiens. |
1882 | Le 12 juin, consécration de l'église par Mgr Cotteau, évêque de Luçon. |
Le 19 juillet, érection du nouveau Chemin de Croix, oeuvre de Mr Lefebvre, don d'une paroissienne. | |
1893 | Le 28 mai, une statue de l'enfant Jésus, donnée à l'église, a été bénie solennellement par M.Roger, curé de la paroisse. |
1901 | Réparation du clocher. |
Le clocher
Clocher de l'églisePar une chance inouïe, Saudemont a gardé un bon clocher du XIIème siècle (daté avec certitude de 1150), presque intact au milieu d'une région dévastée.
Ce clocher, placé à l'ouest de l'église, est carré à la base, puis passe en forme d'octogone ; il est entièrement construit en grès, et ne contient pas une seule pierre tendre, et presque pas de scultures. Le portail, à triple plateau, est en tiers-point, son tympan nu est porté par un linteau arqué. Le rez de chaussée, dont les murs ont près d'un mètre d'épaisseur, est surmonté d'un léger retrait en talus. Le premier étage est éclairé par des meurtrières. Puis, quatre trompes, arquées en cintre un peu surbaissé, rachètent le passage du carré à l'octogone. L'étage supérieur est éclairé sur chacune de ses huit faces par une fenêtre en cintre géminé, à tableau double, sans archivolte, mais avec plate-bande d'imposte se reliant d'une fenêtre à l'autre.
Le meneau ne subsiste qu'à deux baies nord-est et sud-est ; c'est une colonette à chapiteau à peine dégrossi, avec deux grosses boules aux angles sous le tailloir carré ; cette colonnette porte un tympan plein, sur linteau, sans arcs. A chacun des angles de la tour, un peu plus haut que la moulure d'imposte, est sculptée une tête variée, humaine ou animale, sommairement dégrossie. La corniche supérieure repose sur des modillons en quart de rond.
Cette tour n'a aucun contrefort, il y a des réparations en briques au premier étage, sur toutes ses faces.
Les cintres de fenêtres hautes ont une embrasure de deux briques environ d'épaisseur ; ils sont formés de petits carreaux de grés. La construction ne comporte aucune moulure autre que les plate-bandes. Une brèche d'obus, au côté nord, a traversé la tour sans en compromettre la solidité. Les fonts de grés, octogones, datés de 1532 et classés, gisent en trois morceaux, mais complets et réparables, dans les ruines de l'église.



